La FNAB vient de sortir un communiqué de presse, en déplorant que le diagnostic national pour élaborer la prochaine PAC post-2020 relègue l’agriculture biologique au rang de variable d’ajustement aux côtés d’autres mesures qui n’ont pas prouvé leur efficacité (HVE par exemple).
Alors que les bénéfices économiques, environnementaux et sociaux de l’agriculture biologique ont été démontrés et chiffrés par les scientifiques, alors que la Cour des comptes épingle la non efficacité des politiques de réduction des produits phytosanitaires et alors que le Sénat qualifie le plan Ambition Bio de communicationnel, le Ministère de l’Agriculture passe encore à coté de la possibilité de mobiliser, à travers la future PAC, les moyens nécessaires au changement de modèle agricole.  C’est d’ailleurs ce que relève le Sénat à travers son rapport d’information sur les financements publics consacrés à l’agriculture biologique, qui souligne qu’en l’état des politiques publiques, “l’objectif de 15% de surfaces bio en 2022 est “hors d’atteinte” avec des financements éparpillés, incohérents entre eux, et insuffisants au regard des objectifs visés.