Sur la ferme du Grand Laval à Montélier, Elsa et Sébastien continue de semer des graines et de les diffuser autour d’eux… Bel article à lire sur leurs initiatives pleines d’espoir, comme l’écrit si bien le journal Reporterre.

“Agriculture et préservation des équilibres du vivant ne s’opposent pas, bien au contraire. C’est ce que démontre l’ornithologue-naturaliste Sébastien Blache sur l’exploitation familiale du Grand Laval, qu’il a reprise en polyculture élevage. Un exemple de cohabitation que le paysan voudrait promouvoir, alors que près de la moitié du territoire national est cultivé.”

Disponible sur ce lien et à partager sans retenu : Article reporterre : un ornithologue paysan transforme une ferme en écrin de biodiversité

“[…] Le brouillard finit à peine de se lever que déjà les passereaux grouillent dans le sorgho. Perché sur un arbre, un rouge-gorge chante. Un pouillot véloce s’invite au concert tandis que des papillons blancs s’en donnent à cœur joie dans des herbes hautes. Jumelles à la main, Sébastien Blache observe cette vie matinale. Son chien l’imite. Les premiers contreforts du massif du Vercors les regardent. Scène habituelle à la ferme du Grand Laval, à Montélier, dans la Drôme.

À l’approche de l’exploitation bio en polyculture élevage dans la plaine de Valence, il y a comme un air d’oasis. Un écrin de verdure, des animaux en pâturage, un étang… Autour par contre, le paysage est monotone. Les champs géométriques ont été labourés et la terre est presque à nue. Pas une herbe folle. Pas un centimètre à perdre pour les céréales type maïs, spécialité intensive locale pour l’élevage de poulets. Avant d’être ami de la vie sauvage, le Grand Laval avait le même visage. […]